Être blanc·he : le confort de l’ignorance

Libramont (locaux FGTB : Rue Fonteny Maroy, 13)
Nicolas Rousseau
Chargé d’étude et d’animation BePax

Description :

Dans la société, certaines identités sont plus faciles que d’autres. Il est par exemple plus facile d’être valide qu’en situation de handicap. Si les personnes en situation de handicap sont discriminées, c’est par rapport aux personnes valides et parce que nous vivons dans une société dans laquelle être valide est la norme. Ainsi, nous n’avons généralement pas de problème à reconnaitre que des rapports de domination traversent la société et qu’ils nécessitent de penser le(s) groupe(s) dominé(s) et le groupe dominant en miroir. Il en va de même pour les questions de sexisme, d’homophobie ou de précarité, sans que cela ne suscite généralement de réserves majeures. Un constat loin d’être aussi évident en ce qui concerne le racisme. Or, la logique est similaire. Il est dès lors essentiel de nommer les blanc·he·s et de questionner la blanchité, cette norme impensée à partir de laquelle est définie l’altérité. En quoi cette norme, cette culture, cette histoire continue-t-elle à avoir des effets à la fois sur nos subjectivités et nos pratiques institutionnelles ? 

En partenariat avec BePax.